La protection de la biodiversité à travers les communautés et le Programme de coopération volontaire

Nouvelle | Publié: 09 décembre 2022

La 15e Conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies qui se tient présentement à Montréal fait couler beaucoup d’encre . Les attentes envers celle-ci sont nombreuses et ambitieuses puisqu'elle doit paver la voie aux dix prochaines années. Il reste peu de temps pour renverser la vapeur et arrêter la perte de biodiversité partout dans le monde.

La COP15 aborde des enjeux qui touchent directement les communautés soutenues par le CECI et ses projets, sans oublier son Programme de coopération volontaire (PCV). Elle offre une occasion de participer et de contribuer aux échanges de diverses façons :

  • Allocution de notre conseillère en communication, Mollie Dujardin, dans le cadre du panel Environnementalisme sectoriel du Forum jeunesse de la COP15, le 6 décembre dernier, où elle a abordé le concept des Solutions fondées sur la nature et discuté de l’importance d’impliquer les populations les plus touchées dans la protection de la biodiversité et l’adaptation aux changements climatiques, plus particulièrement les femmes et les minorités.

  • En collaboration avec Carrefour international, Développement et Paix, le Secrétariat international de l’eau et l’AQOCI, l’événement hybride Les communautés locales au coeur de la défense de la biodiversité aura lieu le 16 décembre de 12 h à 18 h, à l’Espace Génération Vivantes (UQAM).
    Détails et inscriptions

  • Le CECI, en collaboration avec le Centre for Biodiversity Genomics de l’Université de Guelph, la Banque mondiale et A Rocha Ghana, présente un panel portant sur la protection de la biodiversité pour des communautés locales plus fortes, qui aura lieu le 16 décembre à 19 h à l’Espace événementiel du Pavillon du Canada. Animé par notre conseiller en environnement et adaptation aux changements climatiques du CECI, les experts réunis aborderont, entre autres, l’intégration de la protection de la biodiversité aux programmes de réduction de la pauvreté et d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement.
    Lien de diffusion (en anglais avec traduction simultanée) - Accès en présentiel limité aux détenteurs-trices d’accréditation 


Impliquer les communautés locales 

Pour le CECI, la protection de la biodiversité et l’adaptation aux changements climatiques passent inévitablement par l’implication et le leadership  des communautés locales, notamment des femmes et des personnes marginalisées, dû aux inégalités sociales et économiques qui les touchent. 

Par exemple, au Sud du Sénégal, les femmes vivant en milieux ruraux représentent 70 % de la main-d'œuvre agricole, mais seulement 13 % sont propriétaires de la terre sur laquelle elles font de la production. Sachant que ces personnes assurent la subsistance de leurs familles, on comprend comment la dégradation des sols, des ressources naturelles (forêts, eau) et de la biodiversité peuvent menacer la viabilité économique de leurs moyens d’approvisionnement, une situation que chaque nouvelle crise accentue. Les femmes sont ici les actrices incontournables dans la recherche de solutions durables, qui tiennent compte tout autant de leurs besoins, réalités et savoirs traditionnels , que de ceux de la nature.

En Bolivie, des volontaires ont appuyé des partenaires pour réaliser des projets pilotes à petite échelle visant à protéger la biodiversité, autant au niveau de l’Amazone qu’en zones andines, puis dupliqué les résultats positifs en développant des guides de bonnes pratiques en matière d’agriculture familiale et d’aménagement durable de sites touristiques. Ils ont aussi mené une étude sur la fragilité de la biodiversité des milieux humides des Andes dans le but d’accompagner des partenaires locaux dans leur effort de plaidoyer afin de faire adopter un projet de loi pour la protection de ces milieux humides.

Au Guatemala, un volontaire a accompagné des partenaires locaux dans la réalisation de plusieurs études pour améliorer les pratiques de lutte aux ravageurs et parasites. Ces études ont ensuite permis l’adoption d’alternatives agroécologiques qui protègent désormais les pollinisateurs, dont les abeilles.

Le Programme de coopération volontaire du CECI compte ainsi plusieurs exemples de volontaires qui ont contribué de façon directe ou indirecte au travail de partenaires locaux impliqués dans la protection de la biodiversité et l’adaptation aux changements climatiques.

Consultez les mandats de volontariat disponibles pour découvrir comment vous engager.
 

Le programme de coopération volontaire est mis en œuvre par le CECI, en partenariat avec le gouvernement du Canada.

 

Abonnez-vous !