« Pou Fanm Pi Djanm », ce projet qui vise à renforcer et promouvoir le droit des femmes en Haïti [in French]

News | Published at: July 04 2019
Article par Wisly Bernard Jean-Baptiste – Le National, République d'Haïti
3 juillet 2019

Le CECI en association avec le gouvernement du Canada a lancé, mardi 2 juillet 2019, à l’hôtel Karibe Convention Center, le projet « Pou Fanm Pi Djanm » (pour que les femmes deviennent plus fortes) issu du programme « Voix et leadership des femmes » (VLF) en Haïti. En effet, ce projet qui vise, entre autres, à renforcer les capacités de plus d’une trentaine d’organisations locales de femmes en vue de permettre à celles- ci et aux filles de mieux exercer leurs droits et de faire progresser l’égalité entre les sexes.

La Karibe Convention Center a été le centre du lancement officiel du projet. C'est le CECI qui assurera de la mise en œuvre de ce projet sur une durée cinq ans (2018-2023) dans huit départements du pays à l'exception des départements des Nippes et du Nord- Ouest. En effet, le financement de ce projet est assuré par le gouvernement du Canada par l’entremise de son agence d'aide internationale, Affaire mondiale Canada, à hauteur de huit millions de dollars canadiens, selon ce qu'a fait savoir la cheffe de projet VLF pour le CECI-Haïti, Dracuse E. M. Joseph.

« Pou Fanm Pi Janm » vise à appuyer le renforcement des capacités et activités des organisations et réseaux de femmes intervenant dans les domaines suivants : le renforcement du pouvoir des femmes, la promotion de la protection des droits des femmes et des filles et la promotion de l'égalité de genre.

Intervenant au cours de la cérémonie du lancement, le directeur régional du CECI-Haïti, Guypsy Michel, a rappelé que « le projet a pour but de financer techniquement et financièrement les organisations locales de droits des femmes qui se sont surpassées pour faire avancer l'égalité des genres et leurs filles. » Pour M. Michel, le programme VLF entre en ligne avec les politiques publiques haïtiennes en matière d'égalité entre les hommes et les femmes. « En tant qu'organisation pionnière qui défend les droits de la femme et sa dignité, dit M. Michel, le CECI a tenu à remercier le gouvernement canadien pour l'avoir choisi comme partenaire de mise en œuvre dans trois pays, dont Haïti. »

Pour M. Michel, il importe de travailler avec les hommes sur le rôle positif qu'ils peuvent jouer dans la lutte contre les inégalités. « Nous croyons si les hommes font partie du problème des inégalités, il faut absolument travailler avec eux pour qu'ils fassent partie de la solution », a indiqué le directeur régional du CECI-Haïti. Toutefois, Guypsy Michel croit qu'il reste beaucoup à faire pour garantir les droits des femmes en Haïti.

Quant à l’honorable André Frenette, Ambassadeur du Canada en Haïti, il laisse savoir que c'est un choix éclairé qu'a fait le gouvernement du Canada en s'associant aux organisations de femmes et féministes qui contribuent par-là à favoriser le développement inclusif en Haïti, à travers l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles. Selon l'ambassadeur, le Canada est fier de continuer à travers ce projet au renforcement organisationnel et à l'amélioration de nombreux services. « Nous espérons que cette initiative donnera un nouveau souffle au secteur et à ces femmes vaillantes haïtiennes qui se sont regroupées pour la promotion de leur respect et leurs droits », a-t-il conclu.

Contrainte, la ministre à la Condition féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF), Evelyne Sainvil, se faisait représenter par Ketlene Charles, directrice des coordinations départementales du ministère. Parlant au nom de sa ministre, madame Charles a indiqué que le MCFDF est prêt à offrir sa collaboration entière à la mise en œuvre de ce projet, et ce, pour faire avancer le droit des femmes en Haïti et pour progresser vers l'atteinte de l'objectif de développement durable lié à l'égalité entre les sexes.

Dracuse E. M. Joseph, la cheffe du projet VLF pour le CECI-Haïti, a fait savoir que les résultats attendus à la fin de ce projet sont :

  • l'amélioration de la viabilité des organisations locales de femmes en Haïti;
  • l'amélioration des programmes et la prestation de services de qualité des organisations locales de femmes;
  • l'amélioration de l'efficacité des plateformes, réseaux et alliances de défense et de promotion des droits des femmes.

En outre, Mme Joseph a indiqué que le programme se caractérise par quatre types de financements aux organisations de droits des femmes locales et régionales :

  • financement pluri annuel;
  • financement rapide et réactif pour des activités précises et des projets de courte durée;
  • renforcement des capacités institutionnelles;
  • création des réseaux et formation d'alliances.

Au total le projet cible 130 000 femmes et filles.

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